Le seul endroit où le très réservé Pierpaolo Piccioli ne rechigne pas à occuper le devant de la scène, c’est l’école de sa fille Stella, 10 ans, la cadette de ses trois enfants. “ Comme chaque année, je suis le préposé aux costumes et, surtout, je fais les décors des récitals. Je m’éclate ! C’est fabuleux de travailler avec quarante gamins “, dit-il, photos à l’appui sur son iPhone. Très chic, quand on sait qu’il a dessiné aussi la robe d’ Emma Stone pour les Golden Globes. Ses enfants doivent être fiers. “ Détrompez-vous ! À la maison, je n’ai droit à aucun traitement de faveur “, sourit-il. En effet, Stella et son frère Pietro s’amusent à jouer la fashion police : “ Un jour, ils m’ont dit que j’étais habillé comme le gardien de leur école ! “

La rupture

Depuis juillet dernier, il assure seul la direction artistique de la maison Valentino

Aujourd’hui, Pierpaolo porte un jean et un pull noirs. Son corps sec sied bien à ce visage expressif et anguleux, digne d’un portrait de Richard Avedon. Depuis juillet dernier, il assure seul la direction artistique de la maison Valentino, après le départ de son “ sparring-partner “, Maria Grazia Chiuri, pour Dior. Quel a été son tout premier geste de cette aventure en solo ? “ Cogiter, comme toujours. Penser à la prochaine collection, au changement… Ce jour-là, ma fille aînée, Benedetta, révisait les sujets du bac philo, et nous discutions de l’oubli chez Nietzsche : “Avoir conscience du passé mais savoir l’oublier.

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